STMicroelectronics joue la carte de la formation

Claude Boumendil, Responsable Mission Handicap
publié le 13 avril 2011

"Plus de 300 personnes en situation de handicap travaillent pour le groupe."

 

La prise en compte du handicap ne date pas d’hier chef STMicroelectronics. Dès 1991, le site de Grenoble commençait à s’en préoccuper.


« Au niveau national, tout a commencé en 2003 par un accord-cadre qui engageait les sites à mettre en place des accords locaux. Début janvier 2010, un accord national triennal englobant tous nos sites a été signé », précise Claude Boumendil, responsable de la mission Handicap. L’accord vise à la fois le maintien dans l’emploi et l’intégration de personnes handicapées.


« En ce qui concerne le maintien, il s’agit de donner aux salariés toutes leurs chances pour que leur carrière continue à se développer au même titre que celles de leurs collègues », souligne-t-il. Plus d’une centaine de situations sont traitées par an.

« La problématique est différente lorsque le salarié intègre l’entreprise. Il y a alors un travail de sensibilisation à effectuer auprès du personnel », observe Claude Boumendil. Chez STMicroelectronics, les actions de sensibilisation se sont traduites par du théâtre d’entreprise, des activités handisport. Le groupe souhaite en outre être identifié comme société « handiaccueillante », afin de trouver des candidats ayant les prérequis nécessaires. Pas simple !

 

 

Parcours diplômants

 

En 2008, STMicroelectronics a donc mis en place avec l’Afpa un contrat de professionnalisation spécifique (FAM : Formation d’Adaptation aux Métiers) pour ses postes d’opérateur en « salle blanche » : 6 personnes sur les 7 arrivées au terme du programme initié sur le site de Rousset (Bouches-du-Rhône) ont été titularisés. Une nouvelle session de 35 personnes a démarré en mars 2010, sur ses sites en Paca, Isère et Touraine.


« Les personnes acquièrent un diplôme de conducteur d’installation de machines automatisées qui augmente leur employabilité. Nous sommes les premiers dans l’industrie à proposer ce type de programme », souligne Claude Boumendil.

 


Cette année, STMicroelectronics va lancer avec les agences d’intérim des contrats d’insertion professionnelle intérimaire (Cipi). Ils s’adresseront à des personnes souhaitant opérer une reconversion professionnelle, par exemple à la suite d’un handicap. Pendant trois ou quatre mois, elles finaliseront leur projet professionnel en se confrontant au terrain. L’année dernière, STMicroelectronics a recruté 50 salariés handicapés. En France, la société (11 000 personnes, 50 000 dans le monde) emploie plus de 300 salariés en situation de handicap.